Atelier Voix en immersion : Les Dramaturgies digitales par le son

Du  5 octobre 2020 au  7 octobre 2020

Atelier de travail vocal coordonné par Julie Valero dans le cadre de l'axe des Dramaturgies digitales (WP2)

Avec Sylvie Jobert (comédienne), Jérôme Tuncer (ingénieur du son), Julie Valero (co-porteuse du workpackage Dramaturgies digitales) et l’aimable collaboration du GIPSA-LAB (Projet ANIS, James Leonard, Jérôme Villeneuve)


 

Les 5, 6 et 7 octobre 2020 en salle Live Arts Lab C5 – MACI – Campus Saint Martin d’Hères

Rencontre à l'issue du travail, sur inscription seulement auprès de Julie Valero (julie.valero@univ-grenoble-alpes.fr)




"Parce que la dimension sonore (vocale, musicale, bruitiste) des dramaturgies contemporaines ne semble aujourd’hui pas suffisamment prise en compte, nous aimerions, avec cet atelier, appréhender les écritures dramatiques à travers un travail technologique sur la voix, immergée au sein d’un dispositif sonore particulier, la plateforme RN2i, du GIPSA-LAB.
 


 

En effet, le décalage entre les modes de production de l’écrit théâtral aujourd’hui (chaîne d’écriture, de publication) et les expérimentations scéniques en lien avec des technologies nouvelles ne contribue pas à faire naître des rencontres entre ces technologies et des écritures, qui témoignent pourtant, elles aussi, d’une attention aux environnements médiatiques actuels (citons : Pauline Peyrade, Gwendoline Soublin, Albert Boronat, mais aussi Elfriede Jelinek). En France tout du moins, les deux circuits de création et de production – écriture dramatique d’un côté, arts numériques de l’autre – sont souvent très éloignés l’un de l’autre, et peu hermétiques l’un à l’autre. On aimerait pourtant croire que la grande plasticité de ces écritures contemporaines se prêterait assez facilement à des expérimentations immersives, à la transgression de la frontalité et/ou à des dispositifs intermédiaux ludiques.

A partir de plusieurs extraits, nous testerons donc ces écritures en immersion. Leur fragmentation, leur rapport à des topographies peu réalistes et la façon dont elles sont marquées par nos rapports aux médias (notamment à Internet) semblent se prêter assez bien à une diffraction de la voix dans l’espace ou, tout au moins, à sa circulation. C’est à ces hypothèses de travail que nous nous consacrerons, à travers un travail de lecture performatif et de mise en espace des voix. La rencontre publique rendra compte de ce travail en proposant un parcours physique dans ces partitions vocales."

Publié le 8 septembre 2020